Cinquante ans de réseau mondial

De IPSS Network
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L'écosystème diginumérique mondial s'est structuré autour de son réseau international de commutation de paquets publics et son ouverture aux systèmes privés sous quatre approches d'utilisation architecturales dont la synthèse infrastructurelle, architecturale, plusieurs fois retardée, s'est faite peu à peu : Tymshare ("cloud"), Tymnet, l'INRIA, BBN/ARPA/Internet et la mouvance des BBS.

Si vous avez ou continuez à participer à son aventure et à son développement, n'hésitez pas à rejoindre notre assemblée en ligne.


Note : le logo de ce site est une stylisation originale de type classique du globe aux cinq lignes externes de Tymnet portant le sigle "IPSS" utilisé formellement par plusieurs opérateurs et informellement par les autres.




Remarque historique : la période des choix initiaux de la digisphère mondiale a été marquée selon les points de vue:

  • des ingénieurs télécoms et informaticiens par une opposition entre paquets et circuits virtuels,
  • des opérateurs téléphoniques par l'apparition du concept de datacommunications,
  • des nouveaux arrivants (directions, marketing et utilisateurs) et des légiférants par l'intégration du cloud (alors appelé "time-sharing") au réseau,
  • de l'IPSS mondial par la gestion de l'adressage et de la conversion de protocole alors réclamée (enhanced services),
  • de sa catalyse pratique par un souci de simplicité "glocale" (think global ; act local) pour tous (utilisateurs, opérateurs, constructeur) portée par la camaraderie pragmatique de l'ISIS Club et le soutien de l'équipe technique de TNSC (Jacques Hryb, Jean-Guy Barboteau, Jean-Louis Morard).

Une restitution des échanges, des positions stratégiques et des motivations techniques (architectures, compatibilités protocolaires) et politiques (dérégulation sous leadership américain + cohérence militaro-industrielle) est incompréhensible si elle n'est pas faite quasiment au mois le mois entre 1972 et 1987 et en tenant compte des menaces "a-déréglementaires" des services améliorés ("enhanced services") et étendus ("extended services") qu'il s'est agi de faire disparaître par l'uniformisation contrainte par les limitations d'U(nix)TC/IP .

D'une façon générale, il semble que nous soyons encore marqués par le refus persistant (datant de la première facture tarifée de service Tymnet en février 1972) des opérateurs Télécoms locaux face à AT&T, de ce qu'un réseau datacoms puisse avoir trois fonctions intégrées : le transport, le traitement et la tabulation (adressage, nommage, référentiels). La dérégulation a tenté d'interdire leur "cross-subsidization". La "Transition du NTIA" du 1er octobre 2016, qui fait passer le réseau mondial d'une stratégie de "status quo" à un consensus de "permissionless innovation" libère un IPSS, dont les co-opérateurs sont, dans la majorité des grands pays, devenus privés. Ceci réclame que sa technologie soit en phase avec les besoins technologiques des quatre parties prenantes (domaine régalien, société civile, secteur privé, organisations internationales) en termes d'une architecture commune du transport, de traitement partagé et de tabulation opérative.

Le retour au SDN initial de l'IPSS, sous technologie multiprotocolaire/multiapplicative de Tymet Extended Services (le réseau de Norman Hardy et LaRoy Times) sous le système opératif d'Ann Hardy, et utilisation participative (Doug Engelbart) pour environnement anthropobotique (JFC Morfin) : l'alliance avec AT&T et les opérateurs mondiaux qu'ont voulu refouler le Congrès et la NSA, semble en train de se concrétiser à travers l'ONF. Il semble encore possible de coordonner [1] avec les utilisateurs-pilotes/payeurs dont on peut douter que, en tant que société civile, ils se limitent au statut de simples consommateurs.


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  1. notamment par une évolution diktyologique (écologie du réseau) du Libre interrompue en 1986.